Deux jours dans le
Massif du Mont-Rose (13-14-15 Septembre 2007)
Après
un premier repérage à skis autour du Cervin en janvier, nous décidons de
franchir ce formidable massif par ses sommets à plus de 4000 mètre. Basés au
camping de Tasch près de Zermatt nous profitons des nombreuses remontées
mécaniques pour nous hisser au Petit Cervin (3850 m) sans trop d’effort
(pour une fois la marche d’approche fut escamotée !).
Notre ascension s’est
voulue progressive. Passant par le Breithorm (4161 m) et son pic central
(4100 m) nous avons pu jauger notre réserve d’adrénaline en traversant ses
crêtes vertigineuses (2000 m d’à pic) et 30 cm pour poser les pieds.
Pour une fois, personne ne
faisait le malin. Ce fût ensuite une longue traversée de 3 heures pour
accéder au refuge AYAS (3400 m) en Italie. Là aussi nous testons nos
réflexes de survie en évitant de justesse quelques crevasses cachées par de
faux ponts de neige.
Le lendemain direction
Castor et Pollux. Ces derniers, jumeaux célèbres de la mythologie grecque et
connus pour avoir été les éducatifs sportifs d’Hercule et pour avoir partagé
leur immortalité, nous ont joué un tour. Faisant l’ascension de l’un on
était en réalité sur l’autre. Eh oui, c’est cela les jumeaux, difficiles de
les reconnaître quand on ne les connaît pas.
Cela nous a bien amusés
malgré l’altitude (4220 m) et le franchissement de la rimaye finale.
L’ambiance haute-montagne
dû à ces sommets élevés et sans vue sur la vallée ainsi que l’impression
d’un relatif isolement malgré quelques cordées par ci par là, ont provoqué
des sensations inhabituelles et quelque peu euphorique, cela nous a aidé à
remonter la longue traversée du retour vers le Petit Cernin.
Cela reste un formidable
terrain de jeu aux difficultés variées et aux plaisirs certains.
La Traversée des Dômes
de Miage (18-19 Août 2007)
Au
départ des Contamines Montjoie (1100 m) en direction du Refuge de Tré la
Tête (1970 m) nous montons par un sentier classique dans la forêt et donc à
l’ombre.
La remontée de la moraine
du glacier de Tré la Tête est assez folklorique quand on « zigzague » entre
les petits séracs.
Les choses se sont
compliquées pour grimper sur les échelles à flanc de paroi sur 150 mètres
environ. Certaines étaient à 100 degrés ! L’arrivée au refuge des Conscrits
(2600 m) s’est faite sans problème. Celui-ci était plein car tous, nous
avons profité d’une fenêtre météo annoncée pour ces deux jours là. La
traversée des Dômes reste une jolie aventure : montée au col Infranchissable
(il doit son nom à un versant Italien, car sur le côté français il reste
tout à fait franchissable), succession d’ascension de trois Dômes avec
arêtes vertigineuses au programme (entre 3500 et 3600 m).
Descente au col de la
Bérangère pour une dernière remontée au sommet de la Béranger (parcours
mixte, rocher-neige-glace) et redescente vers le refuge des Conscrits. Nous
avons vécu quelques émotions en redescendant les échelles, la fatigue aidant
(ceux qui ont le vertige, s’abstenir) et ce fût le retour vers les
contamines sans problème particulier.
Une course classique dans
le massif du Mont-Blanc avec près de 3000 m de dénivelé au total.
Thierry MONCARO
Joachim ROCAMORA