Un
matin frais mais prometteur dans une ambiance festive, nous voilà tous
rassemblés sous la banderole. Et hop ! c’est parti dans les rues désertes à
cette époque de l’année : pas de cigales ni l’odeur des pins qui invite à
lézarder, non, il faut y aller…
Premières grimpettes
dans les quartiers tranquilles, petites rues puis
sentiers sableux un peu raides pour démarrer mais une fois bien réveillés
nous voilà en condition pour découvrir le paysage merveilleux qui s’ouvre
d’un coup devant nous : la baie de La Ciotat si bleue, c’est magique et on
oublie que ça grimpe encore , on oublie les racines traîtresses à chaque
virage et les pierres qui se dérobent sous les pas ….
Des
promeneurs nous encouragent, se hâtent tranquillement pour nous laisser
passer. On fait un brin de causette au ravito sur une crique; que souhaiter
de mieux ? ( il vaut mieux ne pas penser à tout ce qui reste à faire car
pour l’instant c’est de la rigolade !) )Passage bucolique au milieu des
vignes et la Vigie d’où la vue est imprenable et limpide mais il faut
continuer; ça commence à casser, les crampes, les bobos, les pieds et les
chevilles ….
A quatre pattes dans
les côtes, au bout des cordes dans les descentes, on
se croise,on s’aide, on masse les mollets endoloris, on offre de l’eau, du
sucre, on fait une razzia sur la pâte d’amende au ravito ….
Dernière
descente dans le sable, on aimerait qu’elle ne s’arrête jamais : reste 1km
de plage, interminable, on roule sur les cailloux, on n’évite même plus les
vagues qui nous narguent, on glisse sur les méduses échouées et ça fait « chploc »
à chaque foulée.
Le soleil est
radieux, l’arrivée est délicieuse même lorsque l'on met 3h29 pour 25kms !